À l’Université d’Antananarivo, un atelier a sensibilisé les acteurs publics, privés et académiques au rôle des normes SPS dans l’accès aux marchés.
Un atelier consacré aux normes sanitaires et phytosanitaires (SPS) s’est tenu au Grand Amphithéâtre de l’École supérieure des sciences agronomiques, à l’Université d’Antananarivo, dans le cadre de la Journée de l’Europe. Les échanges ont porté sur le rôle de ces normes dans l’amélioration de la qualité et de la sécurité des produits, ainsi que dans l’accès aux marchés à Madagascar.
L’initiative a réuni des experts, des représentants du gouvernement, du secteur privé et du milieu académique, afin de sensibiliser le public à l’importance des normes pour garantir la qualité des produits et faciliter l’accès aux marchés locaux et internationaux.
L’atelier a mis en lumière le rôle stratégique des normes sanitaires dans la sécurité des consommateurs, la compétitivité des produits malgaches et la création d’opportunités économiques, en particulier pour le secteur agricole et agroalimentaire.
Selon l’ambassadeur de l’Union européenne, les normes sanitaires et phytosanitaires constituent aujourd’hui la clé d’entrée pour de nombreux marchés internationaux. Ces normes permettent à Madagascar d’exporter ses produits agricoles classiques, vanille, cacao, café, clou de girofle, vers l’Europe, l’Afrique ou l’Asie, tout en garantissant la protection des consommateurs et de l’environnement, a-t-il expliqué.
Respecter ces normes n’est pas seulement une obligation technique, c’est un levier macro- économique qui peut stimuler la production, créer des emplois et dynamiser l’économie nationale. Le professeur Hery Razafimahatratra a rappelé que ces normes concernent aussi bien les productions locales que les exportations.
« Les normes sanitaires et phytosanitaires fixent des standards à respecter pour la production et la transformation des produits, à Madagascar comme à l’étranger. En s’adaptant à ces standards, le pays peut accéder à une multitude de marchés mondiaux », a-t-il souligné.
L’exemple de pays africains comme le Kenya, le Botswana ou l’Afrique du Sud montre que l’adaptation à ces normes est possible avec la volonté politique et la mobilisation des opérateurs économiques et agricoles.
L’atelier a également permis de sensibiliser les jeunes, les entrepreneurs et les associations agricoles à l’importance de ces normes pour l’employabilité, la compétitivité et l’exportation.
Lucia Rabarijaona