ISOTRY - Un abri communautaire s’implante

La pose de la première pierre du projet ACUM (Abri communautaire à usage multiple) a été réalisée mercredi dans le premier arrondissement, au fokontany Lalamby et ses environs. Les travaux dureront quinze mois. Il s’agit d’un centre destiné à accueillir les sinistrés en cas de catastrophe.

Conçu comme une infrastructure polyvalente, cet abri ambitionne de protéger les populations en période de crise et de soutenir le développement communautaire en temps normal. En effet, en cas de catastrophe, notamment cyclonique ou d’inondation, l’ACUM pourra accueillir jusqu’à mille personnes. L’infrastructure pourra offrir un refuge sécurisé aux sinistrés, tout en facilitant le stockage et la distribution de vivres et de matériels d’urgence.

Représentant le Premier ministre, le ministre de l’Élevage, Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, a déclaré que la construction de cet ACUM témoigne de l’engagement de l’État à accompagner la population face aux effets des catastrophes naturelles. « La protection de la population est la priorité absolue », a-t-il affirmé. Il a également précisé que l’ACUM n’est pas un simple bâtiment, mais un centre conforme aux normes, conçu pour accueillir les sinistrés dans des conditions sûres et adaptées à leurs besoins. Le site de Lalamby a été particulièrement choisi en raison des problèmes récurrents d’inondation, de la forte densité de population et du manque d’infrastructures dans la zone.

Par ailleurs, en période hors crise, il deviendra un espace de vie communautaire, destiné aux formations, réunions locales et activités socio-économiques.

La CUA est et restera mobilisée dans la gestion des catastrophes et des risques, et dans la prise en charge de la population, a déclaré le premier vice-président de la délégation spéciale d’Antananarivo, Nirina Thiery Ralaiharison.

La construction de cet abri s’inscrit dans le cadre du Programme de financement de la gestion des risques des catastrophes en Afrique (ADRiFi), mis en œuvre par la Cellule de prévention et d’appui à la gestion des urgences (CPGU), avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Il convient de rappeler qu’outre ce projet d’ACUM à Isotry, d’autres infrastructures de ce genre sont prévues dans des zones particulièrement exposées, notamment dans la région Analanjirofo. Cette approche territoriale vise à réduire la dépendance aux infrastructures scolaires pour l’hébergement d’urgence, tout en dotant le pays d’équipements durables adaptés aux défis climatiques croissants.

Mialisoa Ida 

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