ÉCONOMIE NUMÉRIQUE - Les télécommunications s’imposent comme un pilier de l’économie

Daddy Mukadi, président du groupe de travail sur les politiques de la GSMA Afrique.

Le président du groupe de travail sur les politiques de la GSMA Afrique, Daddy Mukadi, appelle à des réformes fiscales urgentes pour accélérer considérablement l’inclusion numérique à travers le continent. « Le secteur des télécommunications ne peut plus être considéré comme un simple secteur de soutien. (...) C’est désormais un secteur clé. Les deux sont essentiels, et tous les autres secteurs, de la sécurité et de la finance aux transports et à la santé, dépendent des technologies numériques pour leur croissance », a-t-il déclaré lors de la première édition des États généraux du secteur des postes et télécommunications à Kinshasa, en RDC, à l’endroit des gouvernements en Afrique. Sur le continent africain, l’accès aux télécommunications reste limité. Si les réseaux mobiles couvrent désormais 95 % de la population africaine, près de 75 % des habitants du continent restent hors ligne, selon Airtel Africa. Le rapport « Mobile Economy Africa 2025 » de la GSMA indique pourtant que le secteur mobile a contribué à hauteur de 220 milliards de dollars à l’économie du continent en 2024. Cela équivaut à 7,7 % du PIB et devrait atteindre 270 milliards de dollars d’ici 2030.

Pour améliorer cet accès, Daddy Mukadi a proposé une exonération de deux à trois ans des droits d’importation et des taxes pour les smartphones d’entrée de gamme dont le prix se situe entre 40 et 150 dollars américains, afin de contribuer à combler le fossé d’utilisation. Il a également appelé à la suppression des droits d’entrée sur les équipements de télécommunications pendant au moins trois ans pour soutenir l’extension de la couverture réseau.

Miangaly Ralitera

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