CIRCULATION - Les passerelles piétonnes désertées

Les passerelles piétonnes à Paraky et Mananjara sont de moins en moins fréquentées. Pour passer d’un côté à l’autre du quartier, de nombreux habitants choisissent désormais de traverser directement les voies ferrées à pied. « Ça fatigue de monter ces escaliers. En plus, pour une personne qui a le vertige en hauteur, ce n’est pas évident de passer par là », a témoigné Ericka, une habitante de Soanierana rencontrée mercredi. Comme la grande majorité des usagers de cet axe, elle préfère passer directement par les rails. Très peu montent les passerelles.

Ce passage direct sur les voies ferrées est devenu courant à la suite des événements du 25 septembre. La destruction partielle des clôtures qui fermaient l’accès à cette voie ferrée a créé une brèche, offrant désormais un point de passage direct d’un côté à l’autre. C’est pourtant à cet endroit même, près du nouveau passage clandestin, que l’accident ferroviaire ayant coûté la vie d’une jeune fille a eu lieu le lundi de Pentecôte. Malgré cela, les usagers se montrent rassurés et minimisent le danger. Selon eux, le klaxon systématique du train avant chaque passage suffit à les avertir à temps.

De son côté, la société d’exploitation du train urbain rappelle que les emprises ferroviaires et les voies ferrées sont strictement réservées à la circulation des trains. Elle insiste sur le fait que la traversée des voies ferrées ne doit se faire qu’aux endroits spécifiquement aménagés à cet effet, dont les passages à niveau et les passerelles piétonnes, notamment celles d’Isotry, Ampefiloha, Paraky, Mananjara, entre autres. Les barrières installées le long des voies ferrées ont pour unique but d’empêcher l’accès à la zone ferroviaire afin de prévenir les accidents. Et qu’il est strictement interdit de s’asseoir, de vendre des marchandises ou de mener toute autre activité dans l’emprise des voies ferrées.

Miangaly Ralitera

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