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| Des habitants de Tsarahonenana ont bloqué la circulation avec des bidons jaunes, hier. |
La grogne s’intensifie de nouveau dans plusieurs quartiers de la capitale face aux coupures prolongées d’eau. La circulation a été paralysée à Manjakaray, hier soir. Des habitants sont descendus dans la rue pour dénoncer une pénurie qui dure depuis près de deux semaines. Pour se faire entendre, ils ont érigé un barrage à l’aide de pneus brûlés, tandis que des chants hostiles au pouvoir accompagnaient la mobilisation.
Plus tôt dans la journée, à Tsarahonenana, la colère s’était déjà manifestée d’une autre manière. Des habitants ont aligné des dizaines de bidons jaunes le long de la chaussée, devant une borne-fontaine, provoquant un blocage partiel de la circulation.
À Ankadifotsy, des riverains s’étaient donné rendez-vous pour tirer la sonnette d’alarme face à la situation, hier soir. Dans ce quartier, l’intervention de la Jirama, avec l’envoi de camions-citernes, a permis d’apaiser temporairement les tensions.
Ces manifestations illustrent une crise de l’eau qui tend à s’enraciner dans la capitale. Entre la baisse de la production en ce début de période sèche, le vieillissement des infrastructures et les pertes importantes sur le réseau, l’accès à l’eau potable reste irrégulier dans de nombreux quartiers, en particulier dans les zones en hauteur.
Face à cette situation, les habitants n’hésitent plus à descendre dans la rue pour exprimer leur ras-le-bol. Si des solutions ponctuelles comme les distributions par camions-citernes permettent de calmer les tensions à court terme, elles ne suffisent pas à répondre durablement aux besoins de la population.
Miagaly Ralitera
