La multiplication des constructions illicites dans la capitale inquiète. Des travaux d’extension illégale de bâtiments à Analakely ont été arrêtés par la Commune urbaine d’Antananarivo la semaine dernière.
Des constructions illicites sont aujourd’hui recensées dans la capitale, malgré les réglementations en vigueur en matière d’urbanisme. La semaine dernière, des travaux d’extension illégale effectués sur un bâtiment situé à Analakely ont été interrompus par les autorités municipales. « Conformément à l’arrêté municipal, la Commune urbaine d’Antananarivo a retiré l’autorisation de construire et ordonné l’arrêt des travaux », indique un communiqué publié ce week-end par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).
30 jours
Selon le communiqué, un délai de trente jours a été accordé au responsable afin de régulariser la situation administrative conformément aux dispositions en vigueur. Cette mesure vise notamment à rappeler l’obligation pour les propriétaires et promoteurs de respecter les procédures administratives avant toute construction ou modification d’infrastructure. Les autorités municipales renforcent le contrôle des chantiers afin de limiter les constructions non conformes dans la capitale.
« Lorsque les règles d’urbanisme ne sont pas respectées, cela peut entraîner des problèmes de sécurité, d’occupation anarchique de l’espace public et de dégradation du cadre de vie », explique un spécialiste de l’urbanisme. Selon lui, l’installation de structures sur des zones non constructibles ou sur les trottoirs perturbe également la circulation et augmente les risques lors des fortes pluies ou des inondations.
Dans plusieurs quartiers de la Ville des Mille, les riverains dénoncent également une urbanisation de plus en plus désordonnée. « Les trottoirs sont de plus en plus occupés par des kiosques et des constructions improvisées. Les piétons sont obligés de marcher sur la route, ce qui devient dangereux », témoigne Antsatiana, un habitant d’Analakely. Selon elle, cette situation complique les déplacements quotidiens, notamment aux heures de pointe où la circulation devient déjà difficile dans le centre-ville.
D’autres habitants évoquent aussi une réduction progressive des espaces publics. Certains passages destinés aux piétons sont parfois totalement obstrués par des installations temporaires ou des extensions de bâtiments. « Quand il pleut, les gens se bousculent sur la chaussée parce qu’il n’y a plus assez de place sur les trottoirs », raconte une commerçante.
Une mère de famille rencontrée dans le centre-ville évoque également les difficultés quotidiennes liées à l’encombrement des espaces publics : « La circulation devient compliquée et il y a parfois des embouteillages même dans les petites rues. »
Mialisoa Ida