La rencontre entre les opérateurs économiques et la ministre du Commerce et de la Consommation à Toliara leur a permis d’exposer leurs principaux problèmes.
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| La ministre Haingotiana Andriamadison (au micro), lors de la rencontre avec les opérateurs économiques de Toliara. |
Une aubaine. Pour les opérateurs économiques qui ont rencontré directement la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, de passage à Toliara dans le cadre du « Festival Tsapiky », c’est une grande opportunité.
« Considérez s’il vous plaît les opérateurs économiques de Toliara. L’état délabré de la RN7 impacte sur nos coûts et nous ne tirons que peu de bénéfices de nos activités », s’est d’abord exprimé un importateur. Il rappelle également que certains opérateurs préfèrent le port de Toamasina pour le dédouanement de leurs marchandises, estimant les coûts à Toliara trop élevés.
« Il n’y a qu’une seule compagnie maritime au port de Toliara et, avec ce monopole, celle-ci impose des tarifs que nous jugeons excessifs », ajoute un autre opérateur. Les importateurs déclarent être victimes du « transit time » allant jusqu’à soixante jours, entraînant des frais de magasinage importants.
« Il est préférable de choisir la voie depuis Toamasina pour importer malgré les coûts de transport », racontent-ils. À eux de faire remarquer par ailleurs que les frais de débarquement ont augmenté de 25% en 2 ans et les « over time » qui peuvent aller de 6 à 29 heures au port de Toliara leur coûtent 10 ariary par tonne. C’est dans le cas où deux bateaux amarrent en même temps au port et que l’un doit attendre, puisqu’il n’y a qu’une seule compagnie maritime. Ce sont principalement les importateurs de riz, d’huile, de sucre, de farine, qui se disent lésés dans toute cette situation.
Marges
Pour les marchandises alimentaires importées, les opérateurs économiques demandent la mise en place d’un laboratoire décentralisé, car ils sont actuellement obligés d’envoyer leurs échantillons à l’Agence de contrôle de sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSQDA) à Antananarivo.
Les opérateurs économiques spécialisés dans la collecte et le commerce de grains secs, quant à eux, réclament l’uniformisation des ristournes. « Des communes nous imposent 10 ariary de ristourne par kilo de pois de cap. D’autres nous demandent plus, alors que ce sont toutes des communes dans la région Atsimo Andrefana. 10 ariary à Milenaka et 30 ariary à Ambahikily », souligne un collecteur. Ce dernier déplore également que « les droits de balance» ne soient pas les mêmes partout.
Les collecteurs demandent enfin des éclaircissements sur les droits de roulage qui deviennent des droits de circulation dans d’autres endroits, avec des tarifs différents selon les localités. La ministre du Commerce et de la Consommation a temporisé les frustrations des opérateurs. « Je vous demande juste de suivre les règles sur les marges établies pour chaque marchandise. Les coûts ne doivent pas se répercuter sur les consommateurs. On doit les respecter. Toutefois, je vais voir de près», a-t-elle répondu.
Mirana Ihariliva
