L’entraîneur des Ankoay masculins, Jean de Dieu Randrianarivelo, alias coach Deda, fait preuve de lucidité et d’ambition à l’approche de la Coupe du monde en Pologne, prévue du 1er au 7 juin. Il répond à nos questions.
Jean de Dieu Randrianarivelo, quel est votre premier ressenti après ce tirage qui place Madagascar dans une poule très relevée ?
Cela ne m’a pas surpris, car il faut s’attendre à un tirage compliqué. C’est une Coupe du monde, et on peut tomber sur n’importe quelle équipe de gros calibre. Une fois encore, nous croiserons la route de la Serbie, de l’Espagne, de l’Autriche et de l’Australie. Ce sera un grand défi, mais il n’y a aucune raison d’avoir peur. Nous y viendrons en tant que représentants de l’Afrique, et c’est un honneur. Ce sera aussi une occasion d’évaluer notre niveau face à ces grandes nations du basketball mondial.
En comparant avec la dernière participation, estimez-vous que cette poule est plus difficile ou plus abordable pour les Ankoay ?
Par rapport à notre dernière Coupe du monde l’an dernier, je dirais que cette poule est encore plus relevée. Le niveau du 3x3 dans le monde ne cesse de progresser, et des équipes comme la Serbie ou l’Espagne restent des références. Nos joueurs savent désormais à quoi s’attendre, ce qui peut nous permettre d’être plus compétitifs, malgré la difficulté et la pression qui nous attendent.
Quelles seront les clés tactiques pour rivaliser avec des équipes en Pologne ?
En 3x3, tout se joue sur les détails. Il faudra être très disciplinés en défense, limiter les pertes de balle et être efficaces dans la prise de décision rapide. Face à des équipes de haut niveau, chaque possession compte : il faudra jouer juste et rester concentrés pendant les dix minutes. Il est aussi important de savoir commettre des fautes utiles, tout en gérant attentivement le nombre de fautes car dépasser les six fautes nous pénaliserait fortement. Enfin, après chaque point encaissé, il faudra réagir immédiatement pour ne pas se laisser distancer.
Le groupe actuel a-t-il les ressources mentales et physiques pour viser une qualification au second tour ?
Oui, je pense que ce groupe a les ressources nécessaires. Si on pensait le contraire, cela ne servirait à rien de participer à une compétition de ce niveau. Mentalement, les joueurs ont acquis de l’expérience internationale et connaissent bien le niveau des adversaires. Nous disposons de joueurs talentueux et la relève est en marche. À eux de s’adapter au rythme du jeu. Physiquement, nous travaillons pour être capables d’enchaîner les matchs avec intensité. La qualification dépendra aussi de notre capacité à rester concentrés et à saisir les opportunités au bon moment.
Quels ajustements ou axes de travail allez-vous prioriser d’ici le début de la compétition en Pologne ?
Avant tout, il faut maîtriser parfaitement les rouages du basketball 3x3. Nous allons mettre l’accent sur la cohésion d’équipe et les automatismes. Il faudra également améliorer notre adresse, notamment à deux points, et travailler la gestion des fins de match. Enfin, la préparation physique spécifique au 3x3 sera renforcée pour tenir le rythme élevé imposé par ce type de compétition.
Donné Raherinjatovo

Optimiste c'est bien. Mais dans un contexte international il faut avoir analyser (décryptage vidéo) tous les comportements offensifs et défensifs des adversaires une fois le tirage au sort effectué. Cela a t il été réalisé ? Si ce n'est pas le cas, aïe aïe les surprises, car effectivement le niveau monte partout ...
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