Co-création et co- construction. Ces mots ont été dits à plusieurs reprises durant une rencontre entre le gouvernement et les partenaires internationaux, hier, à la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères.
L’objectif de la rencontre est de mobiliser les partenaires internationaux pour appuyer financièrement la concrétisation des objectifs de la Refondation de la République. «(...) pour faire en sorte que cette refondation ne soit pas un simple projet, mais une réalité durable», déclare maître Hanitra Razafimanantsoa, ministre chargée de la Refondation. À cet effet, le Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de la Refondation (PGR), ont été présentés et expliqués durant cette rencontre.
Le chronogramme des concertations et des échéances électorales, inscrit dans le document nommé Programme de la refondation de la République, a également été réaffirmé. «Les besoins pour la concrétisation de ce programme et de la concertation nationale sont pris en charge par le gouvernement. Néanmoins, nos partenaires ont déjà fait part de leur volonté de nous appuyer que ce soit sur le plan des expertises, de la logistique et financier. C’est la raison de cette table ronde (...)», explique la ministre chargée de la Refondation.
Durant les échanges, un accent particulier a été mis sur les étapes politiques de la Refondation, comme le début de la concertation nationale proprement dite, dont le lancement officiel serait prévu le mois prochain. Il y a aussi l’objection de tenir l’élection présidentielle d’ici vingt mois. «Nous accueillons aussi favorablement l’objectif répété aujourd’hui qui est de tenir des élections présidentielles dans les vingt mois», réagit justement Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne (UE).
En conclusion de la rencontre, la ministre Razafimanantsoa a déclaré : «Refonder la République n’est pas simplement réformer les institutions, c’est réaffirmer un socle de valeur. C’est la reconstruction de la confiance entre l’État et les citoyens. C’est redonner du sens à l’action publique. (...) Ce sont des responsabilités partagées. Car aucun acteur ne peut à lui seul porter cette transformation. (...) C’est ensemble, dans un esprit de co-création, de co-construction, de redevabilité mutuelle que nous pourrons tracer une voie nouvelle».
Garry Fabrice Ranaivoson