Selon les statistiques, plus de 750 camions et poids lourds circulent chaque jour sur la route nationale n° 2 (RN2), entre Antananarivo et Toamasina. Cet axe constitue la principale voie de transport de marchandises reliant le port au reste du pays. Mercredi dernier, le trafic y était particulièrement dense, marqué par un va-et-vient continu de camions-citernes et d’autres véhicules transportant divers produits. Toutes les quelques secondes, des convois de trois à quatre camions se succédaient, notamment en provenance de Toamasina vers la capitale. Dans le sens inverse, ils étaient également nombreux à descendre vers le port, vraisemblablement pour s’y approvisionner en carburant ou en marchandises.
Les camions en direction d’Antananarivo circulent souvent en surcharge, contrairement à ceux qui descendent vers Toamasina, et ne respectent pas les limitations de vitesse. Les accidents s’expliquent en grande partie par ces comportements, les conducteurs roulant à vive allure malgré le poids transporté. En raison de leur gabarit, ces véhicules empiètent fréquemment sur la voie opposée dans les virages, accentuant les risques de collision. La situation est aggravée par l’étroitesse de la chaussée et par la présence récurrente de camions stationnés en bord de route pour des réparations ou des pauses.
Bien que des travaux d’élargissement soient engagés sur certains tronçons, les aires de repos restent quasi inexistantes sur cette nationale. Mercredi, une vingtaine de camions et de semi-remorques étaient immobilisés le long de l’axe entre Antananarivo et Toamasina. À cela s’ajoute l’état dégradé de la chaussée, marquée par de nombreux nids-de-poule, qui ralentissent la circulation et augmentent les risques. Traversant des zones montagneuses et forestières, la RN2 est réputée pour sa difficulté, liée à un trafic soutenu et à une dégradation régulière de l’infrastructure.
Véritable artère économique du pays, la RN2 appelle des mesures rapides pour réduire les accidents, notamment les fréquents renversements de camions. L’imprudence des conducteurs et les défaillances techniques demeurent toutefois les principales causes identifiées. Dans son état actuel, cet axe apparaît inadapté au volume du trafic.
Vero Andrianarisoa