TRANSPORT URBAIN - Les cyclo-pousses et moto- taxis indésirables

La commune urbaine de Mahajanga a déjà limité à trois mille deux cent cinquante le nombre de bajajs, ou tricycles, autorisés à circuler en ville.   Le trafic, déjà très dense, est fortement chargé par la présence conjointe des véhicules et des bus de transport public.

Dans cette optique, la municipalité, par le biais du conseil municipal, n’a pas encore accepté la demande d’ouverture du transport par taxis-moto et cyclo-pousses à Mahajanga.

« Le conseil municipal n’a pas approuvé et n’acceptera pas la circulation des taxis-moto et cyclo-pousses à Mahajanga. Et nous n’avons pas l’intention de l’accepter. Nous appelons les Forces de l’ordre, à savoir la Police nationale, la Gendarmerie nationale, la Police municipale ainsi que les différents responsables locaux à entrer en action en cas d’apparition de ces engins dans la ville. Déjà, les embouteillages encombrent la circulation. On craint une grande perturbation et une recrudescence de l’insécurité, des bajajs et des motos font quotidiennement l’objet de cambriolages et de vols. Si les taxis-moto fonctionnent à Antananarivo et les cyclo-pousses à Toamasina, cela ne signifie pas qu’ils peuvent être adaptés à Mahajanga. Les communes ont chacune leur politique. À Antsohihy, les bajajs n’existent pas, les taxis-villes, par contre, sont les moyens de transport sur place. À Maevatanàna et à Port-Bergé, ces moyens de locomotion sont déjà présents depuis quelques années. Bien qu’ils puissent générer des emplois, leur introduction à Mahajanga risquerait de perturber davantage la circulation et d’augmenter les accidents », a déclaré le maire de Mahajanga.

Il y a une dizaine d’années, quelques cyclo-pousses avaient tenté de s’implanter dans la ville, sans succès auprès des usagers. Par ailleurs, le relief et l’état des routes de Mahajanga ne sont pas adaptés à ce type de transport, ce qui explique leur disparition.

Le relief de certains quartiers de Mahajanga présente de fortes contraintes, avec des montées, des pentes et des côtes particulièrement accentuées, rendant l’accès difficile aux cyclo-pousses, notamment à Androva, dans le fokontany de Manga, vers Tsaramandroso Ambony, Mangarivotra, Mahavoky Atsimo, vers Antsahavaky, La Corniche, ainsi qu’à Fiofio en direction de Manjarisoa et Mahabibo.

En ce qui concerne les taxis-moto, le respect des règles de sécurité, dont le port du casque pour le passager et le conducteur, laisse encore à désirer. Des motards et conducteurs refusent de porter ces équipements de protection.

Les risques d’accident sont inévitables. À Mahajanga, des accidents impliquant des motos et des bajajs surviennent chaque semaine, en raison de l’excès de vitesse et du non-respect du code de la route.

« Nous allons désormais veiller à l’application de la loi. Mais des relations gênantes entravent notre décision. Des interventions de hautes personnalités de toute part nous mettent la pression pour demander de libérer leurs proches », a souligné le commissaire principal de police, Tsaramihafara Razafimanantsoa.

Vero Andrianarisoa

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