SANTÉ - Le taux de mortalité maternelle en baisse

L’enquête par grappes à indicateurs multiples 2025, appelée MICS (Multiple Indicator Cluster Survey), révèle une diminution du taux de mortalité maternelle.

Le taux de mortalité maternelle connaît une diminution.

Le taux de mortalité maternelle affiche une diminution significative, bien que des défis importants subsistent. L’un des résultats marquants de l’enquête MICS 2025, ou enquête par grappes à indicateurs multiples 2025, présentés en début du mois de mars à Ivandry, met en lumière une évolution encourageante de la situation.

Selon les données communiquées, ce taux est passé de 426 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2018 (selon l’enquête MICS 2018) à 298 pour 100 000 en 2025 (selon l’enquête MICS 2025), réalisée auprès de femmes âgées de 15 à 49 ans. Cette baisse représente une avancée notable après près de deux décennies marquées par une stagnation du taux de mortalité maternelle et néonatale. Une évolution que les responsables du secteur de la santé attribuent à une mobilisation accrue des acteurs impliqués dans la santé reproductive.

Le directeur de la Santé familiale auprès du ministère de tutelle, le Dr Toky Rajoelina, souligne ainsi que cette progression témoigne des efforts déployés ces dernières années. Dans le même sens, Josiane Yaguibou, représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Madagascar, insiste sur la portée de ces résultats : « Cette baisse, qui résulte d’efforts concertés, est un indicateur crucial de l’efficacité des interventions menées dans le secteur de la santé reproductive. »

Efforts concertés

Plusieurs facteurs expliquent cette amélioration. Le renforcement des consultations prénatales a permis un meilleur suivi des grossesses et une détection plus précoce des complications. Par ailleurs, la prise en charge des accouchements en milieu médicalisé s’est renforcée, contribuant à réduire les risques pour les mères et les nouveau-nés. S’y ajoute l’élargissement de l’accès aux services de planification familiale, qui joue un rôle clé dans la prévention des grossesses à risque.

Malgré ces avancées, Madagascar reste encore éloigné des objectifs fixés au niveau international, qui visent un taux inférieur à 70 décès pour 100 000 naissances vivantes. Cet écart souligne l’ampleur des efforts à poursuivre, notamment en matière d’accès équitable aux soins, de renforcement des infrastructures sanitaires et de sensibilisation des populations.

Les autorités sanitaires appellent ainsi à intensifier les actions engagées afin de garantir des accouchements sûrs et accessibles à toutes les femmes, sur l’ensemble du territoire.

Réalisée par l’Institut national de la statistique (Instat) avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et le soutien financier de la Banque mondiale, de l’Union européenne et du gouvernement des États-Unis, l’enquête a été menée auprès de 19 785 ménages entre décembre 2024 et mai 2025.

Mialisoa Ida

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