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| Une personne recevant une dose de vaccin contre la Mpox. |
Des travailleurs du sexe sont concernés par la campagne de vaccination ciblée contre la Mpox. Selon le Directeur du Programme Élargi de Vaccination (DPEV) au sein du ministère de la Santé publique, Dr Paubert Tsivahiny, plus de onze mille travailleurs du sexe sont concernés. Cette décision s’explique par le fait que plus de 80 % des contaminations enregistrées sont liées à des transmissions sexuelles. La campagne priorise les travailleurs du sexe exerçant dans les districts où des cas positifs ont déjà été signalés.
L’épidémie reste présente dans le pays. Les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de renforcer la protection individuelle.
« La Mpox se transmet principalement par contact sexuel, et le préservatif ne protège pas contre cette maladie, bien qu’il reste efficace contre d’autres infections sexuellement transmissibles. L’abstinence ou l’attente de la guérison complète avant tout rapport sexuel est recommandée », précise le Professeur Mamy Randria, Incident Manager au Centre d’Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) national.
Le bilan officiel de la Mpox à la date du 15 mars fait état de mille deux cent soixante-treize cas notifiés. Parmi eux, cinq cent quatre-vingt-seize cas ont été confirmés. Quatre cent cinquante-sept personnes sont guéries et un décès a été enregistré. Le taux de positivité s’élève à 55,39 %.
Lors de sa première intervention officielle à l’occasion de la levée du drapeau hier, le secrétaire général du ministère de la Santé publique, Dr Ephraïm Stéphanson Randrianambinina, a présenté ses orientations prioritaires. La maîtrise de la propagation de la Mpox en 60 jours figure en tête des priorités. Pour atteindre cet objectif, le SG mise sur une meilleure coordination des stratégies de lutte et le renforcement des campagnes de sensibilisation auprès de la population.
Mialisoa Ida
