Une enquête de terrain est lancée à Mahajanga pour comprendre les causes de l’abandon scolaire et mieux orienter les actions de réinsertion des jeunes hors du système éducatif.
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| Les enquêteurs en formation sur l’abandon scolaire. |
Depuis mercredi, 56 jeunes suivent une formation sur l’abandon scolaire à Mahajanga. L’objectif est de recueillir des données précises et fiables.
À partir de lundi et jusqu’au samedi 4 avril, 56 jeunes se rendront dans les vingt-six fokontany de la commune de Mahajanga pour enquêter auprès des foyers sur les causes de l’abandon scolaire.
« L’objectif est de recueillir des données précises et fiables, qui serviront de base à l’élaboration de stratégies pour réintégrer les enfants à l’école. Les enfants et les jeunes de 10 à 17 ans non scolarisés seront ciblés », a expliqué le chef du service régional de l’éducation et de la formation auprès de la DREN Boeny.
L’enquête se déroulera pendant une semaine auprès des ménages et concernera les jeunes ayant quitté l’école ou n’y étant jamais allés. Les enquêteurs proviennent des fokontany concernés, ce qui facilitera leur travail.
Pauvreté
« Pour la formation professionnelle, les responsables de l’ETFP se chargeront de cette question. Ce sera leur propre stratégie et initiative. Le ministère de l’Éducation nationale aura juste à effectuer la réinsertion à l’école de ces jeunes et au niveau des centres », a ajouté un responsable de la planification au niveau du ministère de l’Éducation nationale.
Le préfet de Mahajanga, pour sa part, a exigé que les enquêteurs ne soient pas refoulés. En 2019, le taux d’abandon scolaire était élevé. Près de 30 % des enfants de Mahajanga ont quitté le système scolaire pour s’impliquer dans la vie active et aider leurs familles.
La pauvreté, le besoin d’aide familiale et l’insécurité figurent parmi les principales causes de la déscolarisation dans la région Boeny.
Les mariages précoces, le manque de moyens des parents pour payer les frais de scolarité ainsi que le faible niveau d’instruction sont également des raisons majeures de l’abandon scolaire ou du refus d’aller à l’école.
L’Unicef, en collaboration avec les directions régionales, met en place des mesures de réinsertion scolaire, notamment des classes de rattrapage et la distribution de fournitures scolaires pour soutenir les familles les plus vulnérables.
Vero Andrianarisoa
