INFRASTRUCTURES - L’obtention du permis de construire simplifiée

Une maison détruite suite au passage du cyclone Gezani à Toamasina.

À Toamasina, les victimes du cyclone Gezani bénéficient de démarches simplifiées pour obtenir un permis de construire.

Les démarches d’obtention de permis de construire sont simplifiées pour les sinistrés.

Le ministère de l’Aménagement du territoire et des Services fonciers a récemment annoncé l’allègement des procédures d’obtention de permis de construire à Toamasina. Cette initiative a été prise afin de venir en aide aux victimes du cyclone Gezani.

Cette mesure concerne aussi bien les maisons individuelles que les bâtiments à usage professionnel, tels que les bureaux. L’objectif est de faciliter la reconstruction tout en assurant la sécurité et la conformité des constructions aux normes en vigueur.

Bien que les démarches aient été simplifiées, elles restent strictement encadrées par la réglementation. « Une évaluation spécifique est effectuée en collaboration avec les partenaires et les services concernés afin de sélectionner des sites de construction capables de résister aux risques naturels, en particulier aux cyclones », selon le secrétaire général du ministère, Ruffin Sambany. Cette approche vise à limiter les dommages futurs et à garantir la pérennité des nouvelles constructions.

Situation critique

Pour autant, la situation sur le terrain reste critique. La majorité des maisons endommagées ou entièrement détruites par le passage du cyclone Gezani n’ont toujours pas été réhabilitées. À Analamboanio, certains sinistrés n’ont pas d’autre choix que de vivre au milieu des tombes.

« Nous n’avons nulle part où aller. Ici, au moins, nous avons trouvé un endroit, une tente, pour nous abriter, même si c’est au milieu des tombes », confie une mère de famille. 

« Chaque nuit, nous redoutons la pluie et le vent, mais au moins, nous sommes à l’abri des regards et pouvons protéger un peu nos enfants. »

D’autres familles ont dû se résoudre à s’installer provisoirement chez des proches. 

« Nous sommes entassés chez des parents depuis le drame. C’est difficile pour tout le monde, mais nous n’avons pas encore les moyens de reconstruire », explique un père de famille.

Pour ces habitants, la reprise d’une vie normale reste un défi quotidien. « On nous parle de démarches simplifiées, mais sur le terrain, nous attendons toujours une aide concrète. Nous avons besoin de matériel de construction afin de réhabiliter notre maison », déplore Myriam, une autre sinistrée.

Mialisoa Ida

Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne