Le Chef de l’État annonce qu’un polygraphe ou un détecteur de mensonge est mis à contribution dans la sélection des futurs ministres. Une initiative dont l’opportunité fait débat.
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| Le colonel Randrianirina durant son échange avec la presse à Anosy, jeudi. |
Une nouveauté. C’est le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, himself, qui a fait part de l’information, jeudi. En réponse à la presse, en marge de la présentation du rapport de la Cour des comptes, à Anosy, le locataire d’Iavoloha a indiqué qu’avant de passer un entretien avec lui et le Premier ministre, chaque prétendant à un poste gouvernemental devra passer au détecteur de mensonge.
Selon l’officier supérieur, c’est ce qui explique que la composition de la nouvelle équipe gouvernementale prenne du temps. «(...) ce n’est plus nous qui choisissons directement les personnes à recevoir en entretien : nous utilisons désormais un polygraphe à la Présidence. Nous avons fait venir des spécialistes de l’étranger pour cela. Au lieu d’envoyer des demandes d’enquête de moralité auprès du CIS [Central intelligence service], c’est le polygraphe qui évalue la moralité de chaque personne», déclare-t-il.
Le Chef de l’État défend l’opportunité d’utiliser cet appareil par la nécessité d’avoir une garantie de l’intégrité de chaque membre du gouvernement. « Nous avons besoin de collaborateurs intègres. Ils n’ont pas besoin d’être irréprochables à 100 %, mais si nous atteignons ne serait-ce que 60 % d’intégrité dans la gestion de l’État, Madagascar changera. (...) Ceux dont les résultats seront négatifs ne seront pas reçus en entretien. Seuls ceux qui auront des résultats positifs seront retenus », soutient-il.
Le colonel Randrianirina conclut son argumentation en ajoutant : « ainsi, le gouvernement ne sera peut-être formé que lundi ou mardi, car tout le monde doit d’abord passer par ce polygraphe ». Un communiqué publié par la présidence de la Refondation de la République, hier, défend que l’utilisation du détecteur de mensonge « cadre avec la politique de la Refondation qui vise à améliorer la qualité de la fonction publique ».
Cependant, cette initiative engendre une controverse au sein de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, les réactions varient entre railleries et incompréhensions. Certains s’interrogent sur la fiabilité des enquêtes de moralité effectuées préalablement aux nominations et même de la nécessité des entités chargées de les faire.
Débats sur la fiabilité
« Savoir choisir les bons collaborateurs autant en termes de compétence que sur le plan moral devrait pourtant être une qualité essentielle d’un bon leader », réagit un internaute dans un commentaire à un post sur le sujet. De prime abord, le locataire d’Iavoloha semble désabusé quant à la moralité des acteurs politiques. Lors de sa rencontre avec la diaspora résidant en France, durant sa visite de travail à Paris, en février, il a avoué qu’il était difficile de trouver des personnes «intègres», réellement prêtes à une refondation de la conduite des affaires étatiques.
Dans les réactions suite à l’annonce de l’utilisation du détecteur de mensonge, certains émettent des réserves quant à la fiabilité de l’appareil. L’usage du polygraphe part du principe que lorsqu’une personne ment, son corps peut émettre certaines réactions physiologiques, notamment « le stress et la nervosité ». Ainsi, l’appareil mesure différents paramètres comme le rythme cardiaque, la respiration et la transpiration.
Cependant, les documents qui expliquent le fonctionnement du détecteur de mensonge s’accordent sur le fait qu’il ne soit pas totalement fiable. Une personne peut présenter des signes de stress même en disant la vérité. D’autres, à même de contrôler leurs réactions, peuvent aussi cacher qu’ils mentent. Face aux débats qu’a suscités l’information partagée par le colonel Randrianirina, la Présidence a partagé les étapes de sélection des futurs ministres dans son communiqué d’hier.
Selon cette missive, la première étape de la sélection est l’évaluation de la compétence et des expériences des aspirants ministres. La deuxième étape consiste à donner une garantie de moralité et d’intégrité par la signature d’une lettre d’engagement assortie d’un dossier de déclaration de patrimoine. Ensuite, la troisième étape est l’enquête de moralité effectuée pour chaque candidat. Le passage au détecteur de mensonge constitue la dernière étape de la sélection, avant de passer à l’entretien avec le Chef de l’État et le Premier ministre.
Dans son communiqué, la Présidence évoque, par ailleurs, que si l’utilisation du polygraphe dans la sélection des ministres donne des résultats probants en matière d’intégrité et de sincérité, il sera utilisé pour l’évaluation annuelle des hauts fonctionnaires de l’État. Pour certains, cet avant-dernier paragraphe de la missive de l’institution présidentielle tend à conforter les appréhensions quant à la fiabilité de l’appareil, mais surtout quant à l’opportunité de son utilisation dans la sélection des hauts responsables étatiques.
Garry Fabrice Ranaivoson

Du grand n'importe quoi ! On a vu dans ce pays le fameux PREDATOR de l'ancien président Français de Madagascar logiciel espion censé lutter contre les blanchiments illicites et la lutte contre les trafics tout comme le terrorisme . Puis on a parlé des ROBOTS qui guident la réflexion et les actions des jeunes de la GEN Z . Maintenant avec la refondation ce gadget POLYGRAPHE qu'est ce détecteur de mensonges qui a coûté certainement la peau des fesses sans compter la rémunération des formateurs . Il est curieux de savoir si l'IA est aussi d'un recours fiable pour les discours en Malgache de notre Colonel . On a atteint le summum du ridicule . L'essentiel pour une bonne gouvernance se perpétue toujours avec tout ce qui est tape-à-l'oeil dans un autre registre et la " futilité " dans la conduite des affaires de l'état !
RépondreSupprimerSans doute une volonté de bien faire mais avec un moyen pour distraire plutôt.
RépondreSupprimerQuelque soit la fiabilité d'un appareil, lui accorder l'autorité de décision dans pareil cas de figure peut être perçu comme une pantalonnade. Un exutoire. Un procédé de se défausser.
A moins que Intégrité bien ordonnée commence par son propre camp, son entourage et ses proches mêmes.
La tartufferie à son comble . Le flagorneur de Rainilainga survole ce qui est essentiel sur son gourou en fuite à Dubaï qui n'a pas fait mieux en la matière comme pratique malsaine et manipulation . Le TROLL se défausse avec des facondes " brassant " l'air !
SupprimerMarco, tes amis que tu soutenais fermement sont au pouvoir. Et voilà que tu te fâches et que tu continues à insulter tellement tu es aigri. Tu t'es trompé tellement tu es obnubilé par celui que tu nommes le Français. Manque flagrant d'intelligence et d'ouverture d'esprit. Bon WE Marco
RépondreSupprimertester en premier les 5 généraux qui ont volé les belines de la sodiat
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