EXERCICE MILITAIRE - Top départ de l’opération Papangue

De hauts responsables militaires dont le général Pikulas (bras croisés).

Après plusieurs jours de préparation, l’exercice Papangue 2026 entre dans le vif du sujet. Environ deux mille militaires prennent part à cette manœuvre conjointe, dont soixante-dix-huit Malgaches.

Le coup d’envoi. À partir de ce jour, jusqu’au 26 mars, se tient à La Réunion l’exercice interarmées et interalliés baptisé Papangue. Co-organisé par Madagascar, via son armée, et la France, par le biais des Forces armées de la zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), l’exercice voit la participation d’environ deux mille militaires issus des pays membres de la Commission de l’océan Indien (COI).

Après plusieurs jours de préparation, le volet opérationnel démarre ce jour avec le déploiement des troupes. Les composantes terre, mer et air des armées des pays de la zone COI sont engagées dans l’exercice Papangue 2026, dont soixante-dix-huit éléments de l’armée malgache. Selon les explications données lors de la présentation faite aux chefs militaires, hier, à la caserne Lambert, l’objectif de cet exercice est de « développer l’interopérabilité, le savoir-faire et une culture de projection » des armées alliées dans la région.

« Cet exercice se déroule chaque année, même si son appellation peut varier. (...) Et nous y participons régulièrement. L’intérêt principal réside dans le fait qu’il permet à nos militaires d’évoluer dans un cadre international, notamment dans la zone sud de l’océan Indien. Cela leur permet également d’acquérir de l’expérience, en mettant en pratique les différentes formations que nous suivons régulièrement avec nos partenaires, dans divers domaines », explique le général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées, qui assistera à l’exercice.

Partage

Cet exercice interarmées au sein de la COI se tient chaque année et est organisé alternativement à Madagascar et à La Réunion. Les scénarios travaillés se basent sur les réalités auxquelles sont confrontés les États de la région de l’océan Indien, mais aussi sur le contexte international. Cette année, des pays africains sont présents en qualité d’observateurs, dont l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Eswatini et le Malawi.

« Ce type d’exercice repose sur le partage : partage d’expériences et de compétences. En matière de défense, comme on peut le constater à travers l’actualité internationale, les enjeux évoluent constamment. Nous nous efforçons donc de suivre cette évolution et de ne pas prendre de retard, malgré les insuffisances en équipements que nous connaissons tous. En revanche, sur le plan humain, les militaires poursuivent en permanence leur formation et n’ont rien à envier aux autres», ajoute le général Pikulas.

Cette édition 2026 de Papangue se distingue par la participation de la mission Jeanne d’Arc, déployée dans l’Indo-Pacifique. Ce groupe naval de l’armée française comprend un porte-hélicoptères amphibie et une frégate. Les participants prendront ainsi part à des opérations amphibies. L’usage des nouvelles technologies de défense, notamment des drones aériens et des drones maritimes, est également au programme.

Garry Fabrice Ranaivoson

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