Renforcer les initiatives législatives et de plaidoyer en santé sexuelle et reproductive est l’ambition de l’atelier lancé mercredi et qui s’est poursuivi le jeudi à Ivato par le Conseil National des Femmes de Madagascar (CNFM).
Destiné aux parlementaires, cet événement transforme les défis nationaux en réformes législatives concrètes et impactantes. La formation s’articule autour de quatre priorités stratégiques. Cela consiste à approfondir les connaissances sur les enjeux nationaux de la SSR, tels que les grossesses précoces et l’accès inégal aux soins maternels, tout en intégrant les normes internationales des Objectifs de Développement Durable (ODD). Elle vise à perfectionner les compétences en logistique et en rédaction de lois percutantes. Elle met l’accent sur le développement d’un leadership politique transformationnel et sensible au genre. Cela consiste à identifier des actions précises, telles que la proposition de lois, les amendements ou les missions de contrôle parlementaire.
La présidente du « Caucus genre » au sein de l’Assemblée nationale, Raby Tsavatsarah, a déclaré que certaines lois relatives aux droits des femmes doivent être modifiées et améliorées. Si l’interruption volontaire de grossesse reste interdite par la loi, un cadre légal encadré, appelé « arrêt médical de grossesse», pourrait être envisagé lorsque la vie de la mère est en danger, sous supervision médicale. Elle a également mentionné la loi sur le mariage, précisant que le mariage des filles mineures sera officiellement reconnu comme inacceptable et que des sanctions seront infligées aux responsables étatiques et aux parents qui continueraient à le pratiquer.
La ratification du « Protocole de Maputo » sera renforcée auprès des dirigeants de l’État, car ce protocole contient de nombreux droits des femmes qui doivent être appliqués. L’objectif du CNFM pour cet atelier est de collaborer directement avec les parlementaires afin que la lutte pour les droits des femmes ait un impact réel sur leur vie.
Mialisoa Ida