La région DIANA est sous pression face à une propagation rapide du virus de la variole du singe, la Mpox, qui circule toujours sur l’ensemble du territoire.
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| Le district d’Ambanja est surpeuple mais des habitants ne respectent pas les mesures sanitaires à prendre. |
Les cas confirmés de Mpox ne cessent d’augmenter dans la région. Selon les explications fournies par la Direction régionale de la santé (DRS), quatre des cinq districts que compte la région sont désormais touchés, alors qu’auparavant, seuls Ambanja enregistrait des cas. La propagation s’étend aujourd’hui à une grande partie du territoire. Le district d’Antsiranana-II demeure jusqu’ici épargné, aucun cas n’y ayant été signalé à ce jour. Une situation qui pourrait toutefois évoluer au regard de la progression actuelle de l’épidémie.
Au 25 mars 2026, la situation épidémiologique du Mpox dans la région Diana reste sous étroite surveillance. Selon les dernières données, quatorze cas suspects ont été identifiés, dont la moitié localisée à Ambanja. Les autres cas se répartissent entre Nosy Be (4), Ambilobe (2) et Antsiranana-ville (1).
Du côté des cas confirmés, le bilan s’établit à seize personnes infectées. Là encore, Ambanja apparaît comme le principal foyer avec sept cas, suivi de Nosy Be (4), d’Antsiranana-ville (3) et d’Ambilobe (2).
Actions de sensibilisation
Cette concentration des cas à Ambanja n’est pas anodine. Le district est en effet le point de départ de l’épidémie dans la région, avec le premier cas détecté en février. Depuis, la localité reste au cœur des préoccupations sanitaires, alors que les autorités s’efforcent de limiter la propagation vers les autres districts.
Face à cette situation, la vigilance reste de mise. Les autorités sanitaires intensifient les actions de sensibilisation et appellent la population à redoubler d’efforts. De nouveaux cas continuent d’être enregistrés chaque jour, a-t-on appris, témoignant d’une progression inquiétante de la maladie.
Elles déplorent notamment le non-respect des mesures barrières par une partie de la population, ainsi qu’un certain scepticisme quant à l’existence même de la maladie, malgré la présence de cas confirmés et suspects.
Des avancées sont toutefois à signaler, puisque les analyses peuvent désormais être réalisées à Antsiranana, sans qu’il soit nécessaire d’acheminer les prélèvements vers Antananarivo, ce qui permet un gain de temps précieux dans la prise en charge.
Les responsables sanitaires encouragent également toute personne présentant des symptômes, notamment des éruptions cutanées accompagnées de démangeaisons, à se rendre rapidement dans un centre de santé.
Par ailleurs, la campagne de vaccination a débuté cette semaine, selon les explications du directeur régional de la santé de Diana, le Dr Manjary Paulin Ramasy. Les travailleurs du sexe constituent la première cible de cette campagne, au même titre que les personnes contacts et celles chargées de la prise en charge des malades.
Raheriniaina
