ANKATSO II - Le feu réduit en cendres les diplômes des étudiants

Des étudiants du Bloc 51 à Ankatso II ont vu leurs diplômes partir en fumée, hier matin, dans un incendie qui a ravagé la moitié du bâtiment.

Dans la panique, les étudiants n’ont pu évacuer que le strict minimum.

Trente-cinq personnes vivaient dans cette résidence universitaire, composée de huit portes et seize sous-portes. Originaires du Sud-Est, du Menabe, du Boeny et du Vatovavy, ces jeunes poursuivent des cursus allant de la première année de licence jusqu’au doctorat.

Selon les témoignages recueillis sur place, le feu serait parti d’un court-circuit provoqué par un appareil de cuisson à résistance. L’appareil aurait explosé, puis les flammes se seraient propagées au réfrigérateur avant d’atteindre les chambres 6B et 5. Ange Clara Bakaka, étudiante en master 2 de lettres françaises, raconte : « Nous avons essayé de maîtriser le feu, mais nous n’y sommes pas parvenus. La moitié du bloc a été ravagée. Peu d’objets ont pu être sauvés. Certains étudiants ont même perdu leurs diplômes. »

Inhabitable

Les résidents ont tenté de contenir les flammes à l’aide de seaux et de cuvettes, en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Un véhicule garé dans la cour a pu être déplacé à temps pour ne pas être atteint.

Le feu a fini par être maîtrisé, mais il avait déjà causé de lourds dégâts sur le mobilier, les livres et les affaires des étudiants. À l’intérieur, les pièces sont noircies et les installations électriques jonchent le sol.

Un homme en costume, arrivé précipitamment d’un lieu de culte, a témoigné : « J’étais à l’église quand on m’a appelé pour me dire que la maison brûlait. La prière n’était même pas terminée que j’ai accouru ici, mais mes affaires étaient déjà détruites. » Un autre étudiant a dénoncé des vols commis pendant l’évacuation : « Des individus ont profité de la situation pour dérober du matériel et des téléphones portables. »

Les biens sauvés ont été provisoirement déplacés à la Cité Rose. Le Bloc 51 est déclaré inhabitable pendant quarante-huit heures, même si la moitié du bâtiment a pu être préservée grâce aux pompiers. Les présidents des étudiants travaillent actuellement sur des solutions de relogement pour les dix-sept hommes et dix-huit femmes sinistrés.

À en croire les témoignages recueillis, c’est déjà le troisième court-circuit dans ce bloc, et cette fois, le feu a montré à quel point les installations électriques sont vétustes et dangereuses.

Gustave Mparany

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