Une kalachnikov a servi lors d’une attaque meurtrière à Alakamisy Fenoarivo. L’un des onze suspects arrêtés affirme qu’elle appartenait à un caporal.
![]() |
| Une porte arrachée pendant l’attaque. |
Onze malfaiteurs présumés seront présentés ce jour devant le parquet d’Anosy. Ils sont poursuivis pour leur implication dans l’attaque meurtrière survenue le 14 mars à Ambohidrazana, commune d’Alakamisy Fenoarivo.
Neuf d’entre eux ont admis avoir pris part au raid. Ils ont utilisé trois pistolets de fabrication artisanale, un fusil de chasse et une kalachnikov. Cette arme de guerre appartenait à un caporal, selon les déclarations de celui qui s’en est servi lors du crime. Les enquêteurs soulignent que ces aveux concordent avec les éléments matériels retrouvés sur place, dont quatre étuis de munitions de calibre 7,62 mm et un de calibre 12.
Les suspects ont également reconnu avoir agi en bande organisée, certains d’entre eux étant déjà connus pour des faits de vol et de récidive.
Le chef
Les gendarmes de la brigade de Fenoarivo, épaulés par leurs postes avancés, ont démantelé l’association de malfaiteurs grâce à une vaste opération menée dans les localités d’Ambohidrazana, Ambohimasina et Tsarahonenana.
Le chef présumé du réseau, surnommé « Limbera », a été abattu lors de son arrestation à Beravina, commune de Sabotsy Namehana. Il aurait tenté de s’emparer de l’arme d’un gendarme. Au cours de la confusion, le militaire a été atteint d’une balle au pied. Il est actuellement en soins et ses jours ne sont pas en danger. Ses collègues, qui devaient le protéger, ont neutralisé Limbera.
Les enquêteurs affirment avoir démantelé le réseau. Ils poursuivent toutefois les recherches pour retrouver des fugitifs encore armés.
Les proches des victimes parlent d’une vingtaine de malfaiteurs armés, auteurs du drame dans la nuit du 14 mars à Ambohidrazana. Deux hommes, père et fils, ont été abattus. La femme de l’un d’eux a été blessée par balle au ventre. Les malfaiteurs ont emporté une somme de 300 000 ariary, quatre téléphones portables et deux bagues en argent. Selon les habitants, l’un des braqueurs avait loué une maison à proximité et connaissait bien les lieux. Le mobile supposé serait lié à des tensions financières : les victimes étaient connues pour prêter de l’argent, ce qui aurait attisé des rancunes locales.
Gustave Mparany
