MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION - Mise en garde contre les défis sur les réseaux

Des élèves d’une école primaire publique  à Antananarivo.

Challenge dangereux. Le ministère de la Communication et de la Culture alerte les parents sur la nécessité de surveiller leurs enfants et les jeunes autour d’eux lorsqu’ils utilisent les réseaux sociaux. Des concours de diffusion de courtes vidéos (TikTok) sur les réseaux sociaux prennent la forme de violences autoinfligées et peuvent aller jusqu’à provoquer la mort, selon un communiqué du ministère de la Communication et de la Culture, hier.

Miorahasina Lorah Randrianiaina, influenceuse et directrice de la chaîne nationale de télévision (TVM), a témoigné sur sa page Facebook, il y a quelques jours, qu’un enfant malgache est mort à cause d’un challenge sur TikTok. Sous cette publication défilent plusieurs témoignages de parents dont l’enfant aurait déjà été victime de ces vidéos dangereuses. « Cela a aussi touché mon enfant. Le défi consistait à frapper quelqu’un à la tête très fort, puis à chercher qui est l’auteur du coup. Mon enfant ne participait pas à ce jeu. Il portait simplement un sweat à capuche et était assis avec d’autres élèves. Un grand garçon de 16 ans l’a soudain frappé. Mon fils n’a que 11 ans. Il a été étourdi sur le coup », racontait une mère de famille.

Automutilation 

Un artiste qui a perdu sa fille, au mois de janvier, explique dans un commentaire de cette publication que son enfant de 13 ans était également victime des vidéos. « Sa mort est liée à ce qu’elle regardait sur son téléphone. Elle ne s’est pas contentée de regarder : elle a reproduit ce qu’elle avait vu après s’être profondément plongée dans ce contenu », témoigne ce père de famille.

Des recherches menées en France par Amnesty International, publiées en octobre 2025, montrent que le fil « Pour toi » de TikTok pousse les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. S’il y a des contenus amusants, créatifs et éducatifs sur cette plateforme, il existe également des contenus risqués pour les enfants, à l’exemple de ces challenges qui incitent des enfants et des adolescents à des comportements dangereux.

À Madagascar, il n’existe pas de loi qui interdise l’utilisation des réseaux sociaux chez les enfants, si certains pays ont décidé d’interdire ou de restreindre ces réseaux sociaux aux mineurs suite à des incidents impliquant des jeunes. Le ministère indique que des concertations en vue d’élaborer un cadre légal et des dispositifs d’encadrement de l’usage des réseaux sociaux ont déjà été entamées.

Miangaly Ralitera

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