L’éducation reste en crise à Madagascar. Les données rapportées hier par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), dans le cadre du lancement officiel du programme intégré pour la transformation des apprentissages fondamentaux, qui s’est tenu à l’hôtel Colbert Antaninarenina, montrent une détérioration du système éducatif. « Actuellement, un enfant sur deux ne termine pas le cycle primaire. Et ceux qui arrivent au terme de ce cycle n’ont souvent pas acquis les compétences attendues en lecture et en calcul », a déclaré Christine Jaulmes, représentante de l’Unicef à Madagascar. Ce partenaire indique avoir observé cette détérioration au cours des dix dernières années.
Des enseignants peu qualifiés, des manuels scolaires insuffisants ont toujours été évoqués comme causes de la faible qualité de l’éducation à Madagascar.
Face à cette crise de l’apprentissage, le ministère de l’Éducation nationale, en collaboration avec l’Agence française de développement (AFD), la Banque mondiale et l’Unicef, met en œuvre des initiatives visant à enrayer cette tendance inquiétante. L’accent est mis notamment sur la formation des enseignants, considérés comme un pilier essentiel de la qualité de l’éducation, et sur la distribution de manuels scolaires et de guides aux enseignants. « Nous joignons nos efforts pour vraiment arrêter la détérioration qu’on a constatée, pour pouvoir repartir sur une meilleure base à travers la formation des enseignants. Sans enseignants qualifiés, il n’y aura pas de qualité de l’éducation. Et donc c’est l’un des principaux axes de ce programme sur lequel nous travaillons ensemble », souligne Christine Jaulmes.
Miangaly Ralitera