AMBOHIPO - Un étudiant meurt poignardé

Un étudiant en Master 2 de chimie, qui enseignait aussi l’anglais à Ambohipo Tanàna, a trouvé la mort après avoir été poignardé dans la nuit de mercredi à jeudi.

Étudiant en Master 2, Célestin Ravelonarivo enseignait également l’anglais à Ambohipo.

Un crime qui dépasse l’entendement. Un étudiant en Master 2 de chimie de l’Université d’Antananarivo a été poignardé à Ambohipo Tanàna dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a succombé à ses blessures peu après son admission au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA).

La victime, Célestin Ravelonarivo, originaire d’Andrembogno, Sambava, poursuivait ses études à l’Université d’Antananarivo tout en enseignant l’anglais à plusieurs élèves.

Mercredi soir, après avoir accompagné l’un d’eux aux « trois chemins » d’Ambohipo, il regagnait son domicile lorsqu’il a été agressé vers 23 heures. 

Touché au ventre par un coup de couteau, il n’a pas survécu malgré l’intervention rapide de ses amis et des médecins.

SOS

« On nous a prévenus qu’un étudiant originaire de la SAVA avait été poignardé et qu’il avait besoin de sang en urgence. Nous étions sur le point de publier un appel “SOS besoin de sang” sur Facebook quand la nouvelle est tombée : Célestin est décédé », confie un proche.

Aux dernières nouvelles, le corps sans vie a déjà été acheminé vers Sambava, hier soir vers 21 heures, afin qu’il y soit inhumé dans son village natal. La brutalité de ce décès, survenu dans des circonstances aussi injustes, a plongé la communauté estudiantine dans une profonde tristesse.

Un témoin affirme : « Ce n’était pas un vol, mais un règlement de comptes. Son téléphone était encore sur lui, c’est avec celui-ci que nous avons appelé ses amis. Il tenait même encore le pain qu’il venait d’acheter. » Un ancien élève se souvient de lui comme d’un professeur passionné et généreux : « C’était mon prof d’anglais, un homme simple qui donnait envie de rester en classe. Il devait même enseigner à mon enfant. »

Une voisine, marquée par la scène, raconte : « Il a été poignardé juste devant notre maison. Ce qui me hante, c’est d’avoir entendu ses dernières paroles : “Je vais mourir… Je ne veux pas mourir… Que dira ma mère en apprenant ma mort ?” »

Célestin Ravelonarivo était un étudiant brillant, un enseignant dévoué et un jeune homme apprécié pour sa simplicité, d’après des étudiants sambaviens à Antananarivo.

Gustave Mparany

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