SANTÉ MATERNELLE - Des accouchements compliqués persistent

À l’occasion de la remise officielle d’équipements médicaux au (CHU GOB) de Befelatànana, vendredi.

Risques. « Certaines femmes enceintes présentent un risque particulier, notamment les adolescentes et celles d’un âge avancé, davantage exposées à l’hypertension artérielle », a précisé le professeur Domoina Malala Randriambololona, directeur du Centre hospitalier universitaire de gynécologie-obstétrique (CHU GOB), lors de la remise officielle d’équipements médicaux par l’ambassade du Japon à Madagascar, organisée vendredi au sein de l’établissement.

Selon lui, le manque d’information de la population favorise également l’augmentation des grossesses à risque, tout comme l’absence de consultations prénatales, le défaut d’analyses médicales et une vigilance insuffisante en matière de santé. 

« Le CHU constitue une structure de référence de haut niveau dans la région Analamanga. En cas de complications, les patients y sont systématiquement orientés après des échecs de prise en charge au niveau des structures sanitaires périphériques. Les cas de grossesses pathologiques y sont particulièrement nombreux. De nombreux efforts restent ainsi à fournir afin de réduire ces situations », poursuit la directrice de l’établissement sanitaire. Les références quotidiennes concernent aussi bien les grossesses à risque que les complications liées à l’accouchement, notamment la rupture prématurée de la poche des eaux ou le risque d’accouchement prématuré.

Parmi les principaux facteurs à l’origine de ces complications figure le manque de suivi médical. « Par exemple, en cas de pertes vaginales malodorantes, il est fortement recommandé de consulter rapidement un centre de santé afin de bénéficier d’un traitement approprié », insiste le professeur Domoina Malala Randriambololona.

Dons

L’acquisition de ces nouveaux équipements représente un atout pour le CHU GOB. « Le respirateur d’anesthésie joue un rôle essentiel dans le maintien en vie des patients lors des interventions chirurgicales. Selon les statistiques disponibles, environ cinq patients sont anesthésiés chaque jour pour subir une opération. La présence de ce respirateur permet d’assurer une meilleure sécurité des patients opérés, tout en renforçant les capacités de réanimation et de prise en charge thérapeutique », poursuit-elle.

L’incubateur, ou couveuse, reste également indispensable à la survie et au sauvetage des nouveau-nés, notamment les prématurés, les nourrissons de faible poids et les bébés malades nécessitant un environnement contrôlé pour maintenir une température adaptée, compte tenu de leur grande fragilité. 

La disponibilité de ces équipements contribue ainsi à la prévention de la mortalité néonatale. Quant à l’onduleur, il assure la sécurisation et le bon fonctionnement des appareils médicaux.  Actuellement, l’établissement dispose de sept couveuses.

Mialisoa Ida 

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