La commune n’est pas satisfaite de la qualité des travaux de réfection des routes dans la ville de Mahajanga. La durée de vie des routes n’atteint pas les quinze à vingt ans estimés. Ce, précisément dans le fokontany d’Ambalavola et ailleurs.
Plusieurs axes routiers et tronçons de la ville sont actuellement en état de dégradation depuis l’arrivée des pluies. L’asphalte est érodé par les crues, précisément au croisement du bloc administratif à Ampisikina menant sur le boulevard Marcoz, devant l’église FJKM Ziona Vaovao dans le fokontany de Tsaramandroso Ambony et partout dans la ville.
À Mahavoky Atsimo, les morceaux de fer métallique à l’intérieur de la chaussée se détachent du béton et abîment les pneus des véhicules.Le maire de Mahajanga, avec l’équipe technique, a effectué une descente dans le fokontany d’Ambalavola pour constater de visu les dégâts.
« En dix ans, la route d’Ambalavola a fait l’objet de travaux de réhabilitation trois fois successivement. Ce qui signifie que la qualité des travaux et les normes techniques ne sont pas respectées. Nous allons réunir toutes les entreprises titulaires des travaux dans la ville de Mahajanga pour exiger de prendre en main la réparation de ces portions dégradées. De nombreuses entreprises n’ont pas signé la réception technique de ces travaux. Les travaux ne sont pas satisfaisants. Nous allons trouver des moyens pour les obliger à réparer en cas de refus. Par contre, la municipalité va se charger de la réparation des routes goudronnées dans la ville pour réduire les dépenses », a expliqué le maire.
Cette année, quatre fokontany, à savoir Tsararano Ambony, Ambohimandamina, Tanambao Sotema et Amborovy, vont bénéficier de nouvelles infrastructures routières. Le contrôle technique doit être strict dans ces travaux de réhabilitation de routes. Le cahier des charges et les normes techniques devront être respectés. Les procédures d’appel d’offres doivent être soumises également à un contrôle strict, à l’abri de la corruption.
Vero Andrianarisoa