SOCIÉTÉ D’ÉTAT - La Secren poursuit sa trajectoire de relance

Après plusieurs années marquées par des difficultés financières et opérationnelles, la Société d’études, de construction et de réparation navales (Secren S.A.) veut ouvrir une nouvelle page de son histoire.

L’augmentation du  capital permet a la Secren de faire fonctionner le  bassin radoub  réhabiliter le bateau porte. 

L’augmentation de son capital de 10 milliards d’ariary, autorisée par décret le 4 août 2026 et permettant la participation de l’État malgache, constitue l’un des principaux leviers de cette relance. Mais cette injection de fonds ne représente qu’une étape. L’enjeu est désormais de transformer cette recapitalisation en activité industrielle, en contrats, en emplois et en résultats durables.

À Antsiranana, l’entreprise entend maintenir le cap et poursuivre les actions engagées pour retrouver durablement sa place dans la construction et la réparation navales. La recapitalisation doit renforcer ses capacités opérationnelles, soutenir les activités industrielles et donner davantage de marge de manœuvre à la direction générale pour répondre aux commandes et saisir de nouvelles opportunités commerciales.

La réparation et la maintenance navales demeurent au cœur de cette stratégie. Les opérations déjà engagées sur différents navires témoignent de cette volonté de repositionnement. Pour la Secren, chaque contrat représente à la fois une source de revenus, une occasion de mobiliser ses compétences et un moyen de démontrer sa capacité à redevenir un acteur industriel crédible.

Redresser la structure financière

Selon Antony Rakotoarisoa, ancien directeur général par intérim et membre de la nouvelle équipe, l’augmentation de capital répond d’abord à une nécessité comptable et financière. Les capitaux propres de la société étaient devenus négatifs, rendant indispensable une opération de redressement et de restructuration financière. « Il n’est pas viable que les capitaux propres passent sous le seuil de 50 % du capital », explique-t-il.

La situation reste marquée par un endettement important et une baisse du rendement de l’activité. Cette dégradation a progressivement pesé sur le bilan jusqu’à fragiliser fortement les capitaux propres. Cette opération demeure toutefois inférieure aux besoins identifiés dans le business plan, qui prévoit une augmentation de capital de 27 milliards d’ariary. 

L’État n’est pas l’unique actionnaire de la Secren. Il figure parmi les trois actionnaires de la société, aux côtés de l’OMNIS et de la CNaPS. Pour ce responsable financier, cette augmentation doit permettre d’améliorer la structure financière de l’entreprise, mais également de financer des investissements destinés à remettre à niveau les infrastructures essentielles du chantier naval.

« L’objectif affiché est également de renforcer les capitaux propres et de créer de meilleures conditions pour attirer de nouveaux clients », ajoute-t-il.

Le capital social actuel de la Secren s’élève à 8,527 milliards d’ariary. Mais l’effort nécessaire à la relance industrielle dépasse largement cette première opération. Selon le business plan, 101 milliards d’ariary supplémentaires seraient encore nécessaires pour financer les investissements liés à la réhabilitation totale et à la relance de la société.

Raheriniaina

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