Le club ASA Tana organise, du 2 au 4 octobre, le 23e Rallye Tour de Tana comptant pour la 4e manche du championnat de Madagascar. La spéciale de nuit du samedi à Analakely a été annulée à la veille du coup d’envoi.
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| Fanoa Rakotoson, président du club de rallye ASA Tana. |
Quelles sont les démarches à respecter pour obtenir l’autorisation de passage dans une commune ?
Pour obtenir l’autorisation de passage dans une commune, nous devons déposer une demande auprès du maire concerné. Celui-ci nous communique ensuite ses exigences, notamment les droits de passage, à respecter pour obtenir l’autorisation. Dans le cas d’Analakely, la demande avait été déposée plusieurs mois à l’avance et l’autorisation nous avait été accordée fin juillet. Pourtant, nous avons reçu la lettre d’annulation jeudi. D’autres communes nous ont livré l’autorisation peu de temps avant l’événement, d’autres aujourd’hui même (hier), le jour du coup d’envoi. Nous avons déposé les demandes environ un mois avant l’événement.
Les droits de passage s’élèvent à combien en ville et dans les zones rurales ?
Je profite de cette occasion pour informer le public. Ces droits sont devenus de plus en plus excessifs. La commune d’Anosiala nous a exigé 3 millions d’ariary pour quelques passages d’une demi-journée. Sachons que nous avons réhabilité intégralement les pistes avant le rallye. D’autres communes demandent 1 million d’ariary ou aussi 40 000 ariary. Cela montre qu’il n’existe véritablement pas de règle uniforme, ou peut-être qu’elles existent, mais qu’elles ne sont pas respectées. Je tiens vraiment à dénoncer les maires qui profitent de telle occasion. La réfection des routes est réalisée à notre propre initiative afin d’offrir de meilleures conditions de course aux participants. Cette année, nous avons ainsi réhabilité 50 % de l’ensemble des spéciales.
Quelles sont les pertes d’une telle annulation de spéciale, outre les dépenses organisationnelles ?
Citons entre autres la réfection des pistes, les droits de passage, les indemnités des officiels techniques et, bien évidemment, tout ce qui est logistique, dont le carburant… Pour le cas de l’annulation de la spéciale prévue sur l’avenue, nous avions déjà loué des chapiteaux, des estrades, des barrières métalliques qui ne sont plus remboursables. Dans la spéciale de 21 km, nous avions déjà dépensé presque 5 millions d’ariary en carburant. Et les droits de passage versés ne sont non plus remboursés.
Quelles sont donc les modifications après l’annulation de la spéciale sur l’avenue?
Outre l’annulation de l’épreuve de nuit sur l’avenue, il y a la spéciale longue de 21 km qui est également annulée en raison de la dégradation de la piste causée par la pluie, malgré les travaux de réfection effectués. Certains concurrents ont justement demandé son annulation. Et la spéciale Ambohitromby-Ankadimainty sera par conséquent empruntée à trois reprises le samedi.
Quelles sont les exigences en termes de sécurisation ?
Il faut collaborer avec la gendarmerie pour la fermeture des routes, car c’est la responsabilité des autorités compétentes locales. Toutes les intersections dans les spéciales nécessitent leur présence. Nous investissons environ 5 millions d’ariary pour les gendarmes pour une quarantaine à une cinquantaine d’effectifs pour les trois jours du rallye. Et c’est aussi l’une de nos grosses dépenses.
Serge Rasanda
