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| «L’homme ne représente plus un danger», assure le commissaire central de Mahajanga. |
Les habitants de Mahajanga peuvent enfin rester tranquilles après l’arrestation d’un déséquilibré qui se promène avec un couteau dans la ville, depuis plusieurs jours.
Après l’interpellation des Forces de l’ordre, au niveau de l’Unité d’intervention rapide (UIR) de Mahajanga dimanche matin, l’individu appelé Jôda vient d’être admis au CHU Androva, pour recevoir des soins psychiatriques urgents. Auparavant, une entrevue a été effectuée avec sa famille.
Depuis plusieurs jours, Jôda se baladait dans les rues de Mahajanga avec une arme blanche entre les mains. La semaine dernière, il était aperçu au bazar de Mahabibo, mêlé à la foule, avec la fameuse arme tranchante. Cette situation avait suscité l’inquiétude et la peur au sein de la population. Plusieurs habitants avaient alors alerté les Forces de l’ordre afin que l’individu soit interpellé.
« L’agitation publique était palpable. Sa circulation en ville a provoqué une terreur au niveau de la population. La Police nationale a dû prendre des décisions. Sa mère a été convoquée au niveau du commissariat central. Elle a accepté les conditions de détention et les décisions prises. Un bienfaiteur prend en charge les frais de dépenses liés à son traitement», a expliqué le commissaire central, Tsaramiafara Razafimanantsoa.
Désormais, il ne représente plus un danger immédiat pour la population de Mahajanga. Toutefois, la présence d’autres personnes souffrant de troubles mentaux et errant librement dans les lieux publics continue de poser des problèmes de sécurité.
Colère
Les autorités devront ainsi trouver des solutions adaptées pour leur prise en charge et leur éloignement des espaces publics lorsque leur état représente un danger.
Rappelons que Jôda a déjà terrorisé les fokonolona dans plusieurs quartiers, dont à Tsaramandroso Ambany, il y a cinq mois. Il a barbouillé et enduit de matières fécales les bornes-fontaines et robinets des pompes publiques.
Cet épisode avait provoqué la colère de l’ancien chef fokontany du quartier en avril dernier. Celui-ci avait porté plainte auprès de la Police nationale, craignant que les faits ne se reproduisent, en référence à une affaire similaire survenue en 1976.
Dans le fokontany d’Ambalavola, l’aliéné a aussi souillé de selles un kiosque de cash-point, il y a quatre mois. Il s’était déjà appliqué des matières fécales sur le visage et a déclaré que des individus le payaient à 500 ariary pour faire cette sale besogne.
Vero Andrianarisoa
