FONDS SOUVERAIN MALAGASY - Un accord de 500 millions de dollars avec Gemcorp Capital

Photo du colonel Randrianirina et d’Atanas Bostandjiev, président exécutif de Gemcorp Capital, à New York.

Une enveloppe de 500 millions de dollars à la clé. À s’en tenir au communiqué de la présidence de la Refondation de Madagascar, c’est sur quoi porte l’accord signé entre le Fonds souverain Malagasy (FSM) et Gemcorp Capital Limited, jeudi, à New York.

La signature a été faite à l’issue d’une rencontre entre le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État, et Atanas Bostandjiev, président exécutif et directeur général de Gemcorp Capital Limited, au siège de la représentation de Madagascar aux Nations Unies. Il s’agit de la concrétisation des discussions entre les deux hommes lors d’une première rencontre à Bruxelles, au début du mois. Selon la Présidence, les fonds qui découlent de cet accord permettront de financer des projets stratégiques, notamment dans le secteur de l’énergie et de l’approvisionnement « et d’autres projets d’infrastructures que le gouvernement estime comme stratégiques ».

Toujours d’après la missive de l’institution présidentielle, cet accord devrait permettre au FSM de renforcer ses capacités de financement et de mobiliser des ressources privées en faveur des secteurs «considérés comme stratégiques». L’information partagée sur cette signature faite à New York est toutefois relativement vague. Elle ne précise pas si les 500 millions de dollars sont acquis ou s’ils restent à mobiliser.

Booster le FSM

Par ailleurs, les conditions d’acquisition et d’éventuels remboursements de cette somme ne sont pas non plus indiquées. Les sources contactées pour avoir plus de détails n’ont pas répondu, préférant laisser la primeur d’en dire plus au chef de l’État ou à Andriniaina Raharinomena, président du Conseil d’administration du FSM. Sur son site web, Gemcorp Capital se présente comme « un gestionnaire d’actifs ». Fondée en 2014 par Atanas Bostandjiev, c’est effectivement une société de gestion d’investissements spécialisée dans les marchés émergents.

Sur son site web, toujours, elle indique avoir investi environ 9 milliards de dollars à fin août 2026 et être présente dans vingt-cinq pays émergents. Elle affirme concentrer ses activités « sur quatre secteurs clés : l’énergie, l’eau, l’alimentation et les infrastructures sociales ». 

Garry Fabrice Ranaivoson

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