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| Les stationnements anarchiques persistent. |
Les véhicules mal stationnés restent nombreux dans plusieurs rues d’Antananarivo. Trottoirs occupés, voitures en double file ou garées sur la chaussée : malgré les mesures prises ces derniers mois, les mauvaises habitudes persistent.
Aux 67 Ha, les habitants évoquent notamment la difficulté à trouver une place. « Il n’y a plus de parking, mais nous sommes obligés de nous garer quelque part », témoigne Solonantenaina, une habitante du quartier.
Le manque de places n’explique toutefois pas toutes les infractions. Certains véhicules occupent les trottoirs et obligent les piétons à descendre sur la chaussée. D’autres sont garés devant des portails, gênant l’accès aux habitations. Les stationnements en double file ralentissent également la circulation, notamment dans les rues étroites.
Le phénomène concerne aussi les véhicules qui restent immobilisés plusieurs jours au même endroit. « Il y a des voitures qui restent longtemps au même endroit. Parfois, on ne sait même plus à qui elles appartiennent », raconte un riverain.
La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a déjà pris des mesures pour lutter contre ces pratiques. La pose de sabots figure parmi les dispositifs appliqués aux véhicules en infraction. Les voitures peuvent également être enlevées et conduites à la fourrière lorsqu’elles sont abandonnées ou stationnées irrégulièrement.
Sur le terrain, les stationnements gênants restent pourtant fréquents. Ils continuent de perturber la circulation et de réduire l’espace réservé aux piétons. L’efficacité des mesures mises en place reste donc à démontrer.
Fanilo Mampianintsoa
