La confrontation entre la GNBC et le Cospn avait des allures de finale avant la lettre, samedi, au Palais des sports de Mahamasina. Vice-championne de Madagascar en 2025, la formation de la Gendarmerie nationale voulait prendre sa revanche après sa défaite en finale face aux policiers. Elle y est parvenue au terme de quarante minutes disputées, en s’imposant 64-57.
Dès l’entame, la GNBC a imposé son rythme. Plus agressifs dans les duels et plus efficaces, les gendarmes ont rapidement pris le contrôle du match. Ils ont livré un premier quart-temps solide, laissant peu d’espace au Cospn. Après dix minutes de jeu, ils menaient 18-6.
Le Cospn a tenté de réagir avant la pause, mais la GNBC a conservé l’avantage. À la mi-temps, six points séparaient encore les deux équipes : 29-23. Les policiers n’avaient toutefois pas dit leur dernier mot.
Au retour des vestiaires, le scénario s’est inversé. Le Cospn a haussé son intensité et profité des difficultés de la GNBC pour combler progressivement son retard. Les policiers ont même pris les commandes à l’issue du troisième quart-temps, 43-40. La dernière période s’annonçait indécise.
Les deux équipes se sont rendu coup pour coup. Le score est passé à 50-50, puis à 55-55. Alors que la rencontre pouvait basculer d’un côté comme de l’autre, la GNBC a fait la différence dans les dernières minutes.
À trois minutes de la fin, les gendarmes ont infligé un 6-0 à leurs adversaires pour reprendre l’avantage, 62-56. Le Cospn a réduit l’écart à 62-57, mais un dernier panier a scellé la victoire de la GNBC, 64-57.
La quatrième journée, disputée dimanche, a toutefois réservé son lot de surprises. Au lendemain de sa victoire contre le Cospn, la GNBC s’est inclinée face au RBC Boeny, 80-92. Ce résultat illustre la difficulté pour les équipes de maintenir leur niveau de performance d’un match à l’autre.
De son côté, le Cospn a subi une deuxième défaite consécutive. Les policiers se sont inclinés d’un point face au MBC Atsinanana, 76-77, au terme d’une rencontre serrée. « Le championnat n’est pas encore terminé et tout reste possible », confie Livio Ratianarivo, joueur du Cospn.
Donné Raherinjatovo