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| Les députés examineront le projet de loi de finances rectificative 2026 au cours de l’actuelle session du Parlement. |
Le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour l’année 2026 est officiellement parvenu à l’Assemblée nationale depuis l’après-midi de jeudi dernier. L’information a été confirmée par le président de la Commission des finances auprès de la Chambre basse, le député Narson Rafidimanana.
Selon ce dernier, le délai accordé aux députés pour examiner le document connaît une nette amélioration par rapport aux années précédentes. En effet, il a rappelé que, par le passé, le projet de loi n’arrivait à l’Assemblée nationale qu’une semaine avant la clôture de la session ordinaire du Parlement, limitant ainsi les possibilités d’analyse approfondie. Cette fois-ci, les parlementaires disposent d’un temps relativement plus suffisant pour étudier les différentes dispositions du texte.
La Commission des finances entend ainsi procéder à un examen rigoureux du projet afin de s’assurer de sa conformité avec les exigences économiques et les revendications exprimées par la population, notamment lors des récentes manifestations. Une attention particulière sera portée sur certains volets jugés prioritaires, tels que le budget alloué à la préparation de la concertation nationale, les dépenses liées à la vie sociale ainsi que les ressources destinées au processus de décentralisation.
D’après les informations recueillies, les députés devront également analyser l’équilibre global du budget, en tenant compte des contraintes économiques actuelles et des impératifs de développement. L’objectif est de s’assurer que les ajustements proposés répondent aux réalités du moment tout en garantissant une gestion saine et transparente des finances publiques.
Par ailleurs, le ministère de l’Économie et des Finances avait déjà expliqué le retard relatif dans la transmission du document par la nécessité d’y apporter des modifications substantielles. Ces ajustements sont notamment liés aux répercussions de la crise au Moyen-Orient, en particulier sur les prix des carburants, qui ont un impact direct sur l’économie nationale.
Doris Mampionona
