Trois pays organisateurs, 48 équipes et beaucoup de tracas, avant que le foot reprenne ses droits... C’est un Mondial sans précédent, percuté par les tensions internationales et les effets de la présidence Trump, qui débute jeudi à Mexico, où la grogne sociale pourrait perturber la fête.
Pour la troisième fois de l’histoire après 1970 et 1986, c’est le mythique stade Aztèque qui aura l’honneur d’accueillir, jeudi à 13h00 (19h00 GMT, 21H00 à Paris), le premier des 104 matches du tournoi, un Mexique-Afrique du Sud en forme de remake du match d’ouverture du Mondial-2010.
Reflet des ambitions de gigantisme de la Fifa de Gianni Infantino, ce tournoi planétaire se jouera pour la première fois dans 16 stades, distants pour certains de 4 000 kilomètres, de Guadalajara à Vancouver, de Los Angeles à Boston, dans un format décrié pour son bilan carbone.
Pendant près de six semaines, jusqu’à la finale du 19 juillet à East Rutherford, près de New York, les inconditionnels du ballon rond vibreront devant les plus grandes stars du foot, dont peu manquent à l’appel, et découvriront des sélections exotiques jamais vues à ce niveau mais qui ont bénéficié du passage de 32 à 48 équipes, comme celles du Cap-Vert, de l’Ouzbékistan ou de Curaçao.
L’Argentine de Lionel Messi, 38 ans et une sixième participation au compteur, n’aura d’autre objectif que de conserver sa couronne mondiale.
Suprêmes ambitions
Les Bleus de Kylian Mbappé et du Ballon d’Or 2025 Ousmane Dembélé voudront eux faire oublier la cruelle désillusion de Doha en 2022, en finale face à l’Albiceleste.
Espagne, Allemagne, Brésil, Angleterre, Portugal... Tous les autres favoris nourrissent les mêmes suprêmes ambitions, hormis l’Italie encore incapable de se qualifier.
Il s’agira alors de faire place au jeu, après des mois à parler de tout sauf de football.
Si chaque édition charrie son lot de polémiques, rarement la préparation d’un Mondial aura à ce point été impactée par l’extrasportif, comme prise au piège par l’imprévisibilité de Donald Trump.
Dans le contexte brûlant de la guerre au Moyen-Orient, il a ainsi fallu attendre les dernières semaines pour avoir la certitude que l’Iran serait en mesure de venir jouer ses matches à Los Angeles puis à Seattle. Et encore, la Team Melli a renoncé à s’installer dans son camp de base initial de Tucson pour prendre ses quartiers au Mexique, à Tijuana.
Trump, qui disait encore début juin vouloir faire du Canada le 51e État américain, a considérablement durci la politique migratoire depuis son retour à la Maison Blanche, suscitant l’inquiétude de nombreux fans désireux de se rendre aux Etats-Unis mais apeurés à l’idée de subir des contrôles musclés de la police de l’immigration américaine (ICE).
Refoulements
Preuve que tout le monde est concerné, l’arbitre somalien Omar Artan, désigné meilleur arbitre africain en 2025, a été refoulé samedi à son entrée aux États-Unis, en dépit d’un visa accordé. Il était «en relation avec des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes», a justifié le département d’État américain.
«Malgré ce qui m’est arrivé, je ne suis pas découragé», et «je serai là à la prochaine Coupe du monde», en 2030, a de son côté réagi Omar Artan, à son retour à Mogadiscio.
Au Mexique, la sécurité est également un enjeu important, mais reliée à la menace des cartels, surtout après la mort du baron de la drogue Nemesio Oseguera, alias «El Mencho» en février, qui a provoqué une violente réaction de son organisation.
Le gouvernement a sorti les muscles, en adoptant un plan qui prévoit le déploiement de 100.000 membres des forces de sécurité répartis entre militaires, policiers et agents privés, pour les 13 matches qui se dérouleront à Guadalajara, Monterrey et Mexico.
La capitale mexicaine sera scrutée jeudi, car des manifestations sur fond de gronde sociale s’y déroulent depuis quelques jours, certes sans incident mais appelées à continuer en marge du match d’ouverture.
AFP

Et le football Malgache qui ne cesse de patiner en marge de cet événement mondial du ballon rond . Après le mirage de la qualification des Barea en demi-finale CAN 2019 et l'euphorie enivrante d'une population en mal de dérivatif face à la pauvreté , Rainilainga Le président Français de Madagascar en fuite actuellement a bien arrosé pécuniairement comme entraîneur son compatriote Nicolas DUPUIS . Ce dernier qui n'a pas fait long feu avec l'équipe nationale du Soudan du Sud .
RépondreSupprimerInfantino un président de la Fifa notoirement corrompu et on parle maintenant de billets vendus en dehors des sites officiels . Michel Platini n'a pas d'ailleurs loupé d'intenter contre lui un procès pour trafic d'influence et dénonciation calomnieuse , privant de cette gloire du football Français la présidence de la fédération internationale FIFA .
Quant à Trump et sa perversion narcissique il a tout de même eu la lucidité de pronostiquer une victoire de la France .Que la fête soit grandiose !