C’est la deuxième fois que les commerçants de Behoririka défient les décisions de la commune depuis l’arrivée du nouveau Président de la délégation spéciale. Hier matin, vers 4h 30, la municipalité a tenté une opération d’assainissement sous le pont. Les vendeurs n’ont pas cédé. Près de deux cents personnes se sont regroupées et ont bloqué la route.
Mais au fond, cette scène n’a rien d’exceptionnel. Chaque jour, les trottoirs sont envahis des deux côtés, les piétons ne savent plus où marcher, les voitures s’entassent, et l’arrêt de bus au milieu de tout ça transforme la zone en chaos permanent. Les bouchons y sont devenus insupportables, reflet d’une situation durablement confuse.
Un groupe de policiers du commissariat d’Antaninandro et de Tsaralalàna est intervenu pour calmer la situation, hier. Après des échanges tendus, un compromis a été trouvé. Les commerçants sont autorisés à poursuivre leurs activités, à condition de ne pas empiéter sur la chaussée ni entraver la circulation.
La route a fini par être rouverte. La circulation reprend doucement, les bus et les voitures avancent de nouveau, et les piétons retrouvent un peu d’espace.
Gustave Mparany