Le syndicat du personnel de l’Administration pénitentiaire a réagi aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant les conditions de détention de l’ancienne conseillère de l’ancien président Andry Rajoelina, Rinah Rakotomanga.
Selon de nombreuses publications sur Facebook, cette dernière serait victime de véritables actes de torture à la prison de Manjakandriana. Il est notamment avancé qu’elle serait privée de dignité, contrainte de dormir à même le ciment, sans couverture ni matelas, dans une cellule de 6 m² plongée dans l’obscurité.
Des allégations fermement démenties par Mohamed Razafiberison, président du Syndicat du personnel de l’Administration pénitentiaire (SPAPM). Selon lui, ces informations sont totalement infondées. Il affirme que la prison de Manjakandriana figure parmi les centres de détention disposant d’infrastructures conformes aux normes en vigueur à Madagascar. Il précise également qu’aucun détenu ne dort à même le sol et que le ministère de la Justice ne s’immisce pas dans les dispositifs de sécurité, lesquels sont gérés par le chef d’établissement.
Par ailleurs, selon des informations relayées sur les réseaux sociaux, le conseiller auprès de la Présidence de la Refondation, Harifidy Ramanandraibe, affirme avoir rendu visite personnellement à Rinah Rakotomanga. Il a, lui aussi, démenti les allégations faisant état de mauvaises conditions de détention.
Doris Mampionona