ASSEMBLÉE NATIONALE - Le problème sur les chefs fokontany alimente les débats

Des membres du gouvernement face aux députés  lors de la séance de questions orales.

Le face-à-face entre le gouvernement et les membres de la Chambre basse a permis aux députés d’interpeller les ministres sur divers sujets d’actualité. Parmi les thèmes ayant suscité de vives discussions figure la question relative à la nomination et à l’élection des chefs de fokontany.

Les séances de rencontre entre les membres du gouvernement et les députés ont débuté hier au palais de Tsimbazaza. Sur les cinq ministres attendus pour répondre aux questions des élus, seuls deux ont été présents, à savoir le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ainsi que le ministre délégué en charge de la Gendarmerie, le général Bama Marima. Cette situation n’a pas empêché la tenue des échanges, marqués par des interventions parfois animées.

Parmi les questions orales soulevées, le problème des chefs de fokontany a particulièrement retenu l’attention. Les débats ont notamment porté sur les modalités de leur désignation, entre nomination et élection, ainsi que sur les contestations émises par le fokonolona dans plusieurs localités.

Cas de contestation 

Certains députés ont exprimé leurs préoccupations face aux irrégularités constatées dans l’organisation des élections. L’élu de Miarinarivo, Fetra Rakotondrasoa, a notamment dénoncé des manquements dans la procédure, évoquant un délai trop court, parfois limité à une journée, pour convoquer les électeurs aux urnes. Une situation qui, selon lui, compromet la transparence et la crédibilité du scrutin.

D’autres députés ont déploré la désignation de candidats recalés lors de précédents processus de nomination de chefs de fokontany.

En réponse, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a expliqué que, depuis 2009, la majorité des chefs de fokontany en exercice, jusqu’ici, n’ont pas été élus. 

Toutefois, le membre du gouvernement a tenu à préciser que cette décision n’exclut pas le dialogue avec les communautés locales. « Ceux qui travaillent correctement ne seront pas forcément remplacés », a-t-il affirmé, tout en promettant d’examiner de près les cas de contestation liés à la procédure de nomination.

Face à la multiplication des interventions sur ce sujet, le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, a décidé de limiter les questions relatives aux chefs de fokontany, estimant que des éléments de réponse suffisants avaient déjà été apportés.

Doris Mampionona

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