AMBOHIMAHITSY - Un gang dérobe plus de deux cents millions d’ariary

Sept femmes et huit hommes sont suspectés d’être impliqués dans un braquage survenu à Ambohimahitsy, au cours duquel plus de 200 millions d’ariary ont été dérobés.

Sur les 206,8 millions dérobés, 20,8 millions ont pu être récupérés.

Hier, le parquet d’Anosy a été saisi d’un dossier relatif à un braquage commis à Ambohimahitsy, impliquant sept femmes et huit hommes. Au total, 206,8 millions d’ariary avaient été subtilisés.

Ces quinze personnes sont poursuivies pour leur participation présumée à cette attaque armée, qui avait semé la panique deux semaines plus tôt. Certains suspects entretiendraient des liens conjugaux ou familiaux, révélant l’ancrage étroit de ce réseau. Les fonds saisis, soit 20,8 millions d’ariary, ont été restitués à leurs propriétaires, tandis que l’essentiel du butin, estimé à plus de 180 millions d’ariary, demeure introuvable.

Rôle

Le 20 avril, vers 9 heures, huit individus armés d’un fusil kalachnikov et d’un pistolet avaient pris d’assaut un magasin de produits de première nécessité à Ambohimahitsy.

Les employés, menacés et contraints, avaient été forcés d’ouvrir le coffre et de remettre l’intégralité des liquidités. Les assaillants avaient ensuite pris la fuite à scooter, emportant 206,8 millions d’ariary.

L’enquête a rapidement permis d’identifier et d’interpeller plusieurs protagonistes. Cinq hommes sont soupçonnés d’avoir participé directement à l’attaque, trois autres d’en avoir été les instigateurs en fournissant des renseignements et en neutralisant les caméras, et sept complices d’avoir facilité ou couvert l’opération. Parmi eux figurent d’anciens employés du magasin, qui auraient joué un rôle déterminant dans la préparation.

Les arrestations se sont multipliées à partir du 24 avril, à la suite des investigations menées par les gendarmes d’Ambohimangakely et de Soamanandrariny. Trois motos utilisées lors de l’attaque ont été saisies. Trois suspects restent toutefois en fuite : R. et T. B., tous deux domiciliés aux 67-Ha, ainsi que L. B., alias Valy, d’Ankasina. L’enquête se poursuit afin de retrouver ces fugitifs et de démanteler l’ensemble du réseau.

La mise en examen des suspects devrait permettre de préciser l’organisation de ce groupe, qui a combiné usage d’armes de guerre, complicités familiales et infiltration professionnelle pour mener l’un des braquages les plus marquants de la capitale.

Gustave Mparany

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